L’art de l’émaillerie

L’émaillage des métaux est un art qui remonte à l’antiquité.
Les plus anciennes traces que
l’on a pu trouver remontent
à 600 ans avant J.C., à Chypre.

Il était pratiqué
par les chinois, les égyptiens, les phéniciens et les assyriens.


Bien que la technique n’ait jamais connu de réelle évolution,
on rencontre plusieurs
« écoles ».
La première fut celle des émaux cloisonnés byzantins,
qui ont influencé les ateliers
d’Europe occidentale.
Sur les émaux cloisonnés,
le dessin est formé par des lames de métal soudées sur une
plaque.
On place la poudre d’émail dans les alvéoles ainsi définies.


A la fin du XIIe siècle,
les ateliers limousins réalisèrent les premiers émaux champlevés.

Dans les émaux champlevés,
l’artiste dessine un motif à la pointe, sur un support métallique
assez épais.
Ensuite, il décide des endroits où il veut mettre de l’émail,
et pour cela, il creuse une petite
cavité au burin,
qu’il remplit avec de la poudre d’émail.

Ensuite, l’ensemble est passé au four.
Le nom vient du fait que l’émailleur a soulevé un champ.

Au cours du XVe siècle,
apparaît la technique des émaux peints à Limoge.

Celle-ci donna un nouvel essor à l’émaillerie limousine
durant trois cents ans.

Dans l’émail peint, le métal disparaît totalement.
Il sert de support à l’émail, seul élément
apparent.
On cuit ainsi de nombreuses couches successives d’émail,
dont la transparence sera utilisée
pour créer des effets artistiques.

Copyright Emaux d'Art 2007, tous droits réservés